Pourquoi faire auditer la sécurité incendie de son entreprise ?
Ce n'est pas une démarche d'image : c'est une obligation. L'employeur doit maintenir en bon état de fonctionnement les moyens de lutte contre l'incendie et les faire vérifier périodiquement (articles R4227-28 à R4227-39 du Code du travail). Les locaux recevant du public relèvent en plus du règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique, dont les dispositions générales sont fixées par l'arrêté du 25 juin 1980.
Obligation légale
Vérification annuelle des extincteurs et traçabilité de chaque passage dans le registre de sécurité de l'établissement.
Coût maîtrisé
Un contrat annuel évite les interventions d'urgence et remplace les appareils hors d'usage au bon moment plutôt qu'après une mise en demeure.
Couverture assureur
L'attestation de vérification et le registre à jour sont les pièces demandées par votre assureur après un sinistre.
Quels extincteurs pour quels locaux ?
Le choix suit les classes de feu réellement présentes dans chaque zone, et non un modèle standard appliqué partout. La règle de base du Code du travail est d'un extincteur à eau pulvérisée de 6 litres pour 200 m² de plancher, avec au moins un appareil par niveau ; les locaux à risques particuliers se traitent ensuite au cas par cas.
- Eau pulvérisée avec additif, 6 à 9 litres : bureaux, salles de réunion, commerces — feux de classe A et B.
- Dioxyde de carbone (CO2), 2 à 5 kg : armoires électriques, salles serveurs, laboratoires — aucun résidu après usage.
- Poudre polyvalente ABC, 6 à 9 kg : ateliers, garages, zones de stockage — feux de gaz et de solides.
- Extincteurs sur roues 50 kg : dépôts, quais de chargement, parkings couverts, à proximité des risques les plus lourds.
Ce que couvre le contrat annuel
Poser les appareils n'est que la première étape : ce qui est contrôlé lors d'une visite, c'est l'entretien et la traçabilité. Notre contrat annuel comprend :
- Vérification mécanique : percuteur, goupille, joint, charge manométrique et état du corps de bouteille.
- Blocs d'éclairage de sécurité : essai de fonctionnement et mesure de l'autonomie (une heure minimale), remplacement des accumulateurs hors service.
- Désenfumage : essai des commandes et des ouvrants, contrôle des exutoires et des conduits.
- Registre de sécurité : émargement à chaque passage, plombage des appareils vérifiés et attestation annuelle remise à l'exploitant.
Ce que la maintenance n'est pas
Aucun dispositif fiscal ne finance la vérification périodique obligatoire des extincteurs ou des blocs d'éclairage de sécurité : la conformité incendie relève de l'entretien courant de l'exploitation. Si un prestataire vous annonce une subvention ou un crédit d'impôt pour ces prestations, demandez-lui le texte qui l'institue.
Offre multi-sites
Pour les exploitants qui gèrent plusieurs établissements en France :
- 1. Un interlocuteur unique et un calendrier de visites groupées par zone géographique.
- 2. Un référentiel d'équipements identique d'un site à l'autre, pour comparer et budgéter.
- 3. Un registre de sécurité par établissement, exportable pour votre service HSE et votre assureur.
